Quand on rassemble un chanteur qui traine sa guitare acoustique depuis quelques années à raconter des trucs dans sa barbe pour compenser les cheveux qu'il n'a plus, et un bluesman qui, né du mauvais côté de la planète, s'évertue à gratter ou souffler dans un harmonica, ça donne Bleu Verveine. Pourquoi? Parce que la verveine, c'est bleu.
C'est pas vraiment du blues, pas vraiment de la chanson, peut-être de la folk, chantée en français. C'est doux, râpeux parfois comme le vin, et l'ivresse finit par être au rendez-vous, sans besoin de flacon.
Ce duo de choc évolue entre différents instruments, faisant la part belle aux guitares, le propos soutenu de temps en temps par l'harmonica, et par des percussions aux pieds.
Du côté des textes on est sur ce que la chanson française sait amener, des histoires, des réflexions, des voyages, le tout dans une sincérité propre au chanteur.
Les programmer c'est l'occasion parfaite pour passer une bonne soirée, dans une ambiance douce et chaleureuse, comme le blues sait les amener.
Au niveau des références, ce duo de choc a partagé l'affiche, chacun de son côté, avec de grands noms, parmi lesquels Cali, Romain Didier, Paul Personne, Robert Finley, Tryo, Arno, Lavilliers...
Parce que la verveine est bleue, et les jardins plus beaux encore.